Histoire de l’Aquitaine


Il est remarquable de voir à quel point l’histoire de l’Aquitaine suit - et parfois précède ! - l’histoire de France. Visiter l’Aquitaine, c’est aller à la rencontre de nos ancêtres…

Préhistoire et Antiquité

Les Eysies-de-Tayac-Sireuil, DordogneA commencer bien sûr par les plus lointains. La Vallée de la Vézère, en Dordogne, est tout simplement considérée comme le berceau de l’humanité, puisque l’homo erectus y a élu domicile il y a 400000 ans ! Les grottes ornées, abris et gisements nous racontent le quotidien des hommes de la préhistoire.

Et les fameux gaulois ? Dès le IIIème siècle avant Jésus-Christ, leurs tribus se mêlent aux peuples d’Aquitaine. Les Pétrucores fondent Périgueux, les Bituriges Vivisques Bordeaux... Ensemble, ils occupent un très large Sud-Ouest allant de la Loire au Rhône et jusqu’à la Méditerranée.

En moins 56, Rome conquiert la région. Les Romains s’installent non seulement sans trop de heurts, mais au contraire en apportant les savoirs de leur civilisation. Les routes sont aménagées, les plans des villes tracés, de riches villas édifiées. La langue s’implante de même que… la vigne ! C’est à eux, en effet, que l’on doit les premiers plants de vigne – biturica en latin.

Chute de Rome (en 476 à Constantinople) et début du Moyen Âge. Les Aquitains connaissent alors les invasions vandales et wisigothes, les sièges des armées de Clovis (VIème siècle) pour construire un royaume franc, puis les batailles pour le conserver face aux peuples indépendantistes comme les Vascons (ou Gascons) des Pyrénées.


De l’Aquitaine carolingienne…

Les Pyrénées, les troupes musulmanes les franchissent en 719 avant d’être stoppées par l’armée de Charles Martel en 732, à Poitiers, alors inclus dans la vaste région. Autour des Carolingiens et Charlemagne, un royaume d’Aquitaine plus uni se forme.

Cathédrale Saint-Front, Périgueux, DordogneComme se forme aussi, dès le IVème siècle, l’église catholique. Un Aquitain né à cette période aurait très bien pu participer à la construction d’évêchés, de monastères ou d’abbayes. On édifie également des lieux de culte populaires, églises ou basiliques : Saint-Front à Périgueux, Saint-Pierre ou Sainte-Eulalie à Bordeaux. Un développement qui se poursuivra ensuite avec le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle .

Xème et XIème siècles, voilà les Aquitains divisés entre les duchés d’Aquitaine et de Gascogne. Puis de nouveau réunis en un seul vaste Etat aquitain formant la dot d’Aliénor duchesse d’Aquitaine quand, en 1152, récemment divorcée du roi de France Louis VII, elle épouse en secondes noces Henri II Plantagenêt, futur roi d’Angleterre.


… à l’Aquitaine anglaise

Viennent alors les siècles des princes anglo-gascons (XIIème-XVème siècle). La lutte pour la possession de l’Aquitaine - alors souvent nommée Guyenne par altération phonétique - va opposer les couronnes anglaise et française pendant la guerre de Cent ans (1334-1453). Elle s’achève sur la victoire des troupes françaises à Castillon-la-Bataille, le 17 juillet 1453. 

Chateau de Bonaguil, Lot-et-GaronneLes temps sont rudes pour nos Aquitains : dans le sillage des ces armées, épidémies et disettes se propagent tandis que s’intensifient les luttes intérieures entre les grands féodaux. Bon nombre de châteaux datent de cette ère belliqueuse : Beynac en Périgord, Roquetaillade en Gironde, Bonaguil en Lot-et-Garonne ou Montaner en Béarn.

Mais la guerre ne se fait pas en continu, et cette époque est aussi marquée par une certaine prospérité. Ainsi l’urbanisation d’une plus large population qui se regroupe dans des villes nouvelles, les bastides, ou bien la diffusion de la langue française dans les villes et les châteaux. C’est aussi le temps du développement du commerce et le début du succès des vins de Bordeaux. Pas moins de 100000 tonneaux (soit 850000 hectolitres !) de vin exportés vers l’Angleterre en 1308.

 

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